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#désert

J'ai parfois l'impression d'appartenir au désert.


Là où la vie est impossible, inexistante, ou difficile.

J'ai l'impression d'appartenir à l'impossible. 

J'ai l'impression d'appartenir à l'invisible, au néant.

J'ai même l'impression de le désirer, ce désert. 

D'être attirer par ce vide si plein. Par ce vent.


J'aime ce rien qui contient tout. 

J'ai la sensation d'exister pour ce Rien. 

De frôler sans cesse des trous noirs qui pourraient m'aspirer.


J'ai parfois l'impression d'appartenir aux déserts, de n'être qu'un grain, qu'un flocon. 

Unique et invisible.




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LE MIRACLE DU SAINT INCONNU - Ce premier film est une comédie au tempo kaurismäkien dans le désert marocain. Le réalisateur y caricature un lieu de pèlerinage, les habitudes et les superstitions bien ancrées, à travers de multiples personnages. 

Le titre était alléchant, la bande annonce décalée à souhait, l’ambiance promettait d’être savoureuse… 

Mais non! La galerie des personnages embauchés à ne rien faire, ne recelait d’aucune personnalité intéressante ou complexe, ils faisaient plutôt pitié et semblaient s’ennuyer ferme dans ce film au décor de rêves. 

Les silences et les dialogues burlesques ne ressemblaient en définitive qu’à une mauvaise imitation des frères Coen ou de Kaurismaki; l’idée était jolie, mais le résultat médiocre et fort décevant. 

NOTE 8/20 - Je n’ai pas ri, ni même souri. Je me suis très vite lassée même des magnifiques dunes de l’Atlas, et je n’ai pensé qu’à sortir avant la fin. C’est ce que j’ai fait dès que j’ai trouvé le courage de me décoller du siège dans lequel l’ennui m’avait enfoncée. 

havaforever
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Vers 2 heures de l’après-midi, à marée basse et par calme plat, les eaux jaune paille de l’estuaire, vues du haut, par exemple du toit de la base sous-marine ou du balcon d’un appartement situé dans les étages supérieurs du Building, apparaissent aussi figées qu’une banquise. La seule chose qui ne colle pas avec cette banquise, c’est la rive adverse, dont la platitude et la végétation dense, ou donnant de loin l’illusion de la densité, évoquent plutôt la mangrove, et donc les Tropiques.

Mais à défaut de banquise, et dans un souci de compatibilité relative avec la mangrove, il est tentant d’imaginer qu’à la suite d’une marée prodigieuse et d’un tarissement concomitant des sources de la Loire, l’une et l’autre résultant d’une accélération brutale de l’effet de serre, toute l’eau s’est retirée de l’estuaire, et que c’est maintenant un erg, le sable ayant occupé aussitôt la place laissée vacante, qui s’étend d’une rive à l’autre, sans une ride, sans un pli, sans la moindre pousse d’une quelconque végétation, et trop jeune pour être déjà constellé d’ordures domestiques ou de véhicules hors d’usage. Sur cette surface lisse et jaune paille, tantôt terne et tantôt brillante, se meuvent avec lenteur les ombres presque noires, ou plutôt lie-de-vin, de grands nuages bas se déplaçant d’ouest en est.

(Terminal Frigo, p.7-8)

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